Vous attendez un enfant ou votre bébé est arrivé depuis quelques mois ? Félicitations à vous !
Vous êtes probablement en train de préparer son arrivée ou de découvrir ce nouveau quotidien, aussi merveilleux qu’intense.
Et si je vous annonçais qu’il existe un droit encore méconnu, entré en vigueur depuis le 1er juillet 2026, qui peut vous permettre de passer un peu plus de temps auprès de votre bébé ?
Ce dispositif s’appelle le congé supplémentaire de naissance. Dans cet article, je vous explique qui peut en bénéficier, combien de temps il dure et quelles démarches effectuer pour en profiter.
EN BREF
Concrètement, ce dispositif permet à de nombreux parents de passer un ou deux mois supplémentaires avec bébé dans les 9 mois qui suivent sa naissance, avec une indemnisation versée par la Sécurité sociale.
Il ne remplace ni le congé paternité, ni le congé parental, au contraire, il s’ajoute !
➡️ Source : Code du travail [Articles L1225-46-2 à L1225-46-7]
Les bénéficiaires
Qui peut bénéficier du congé supplémentaire de naissance ?
Tous les parents salariés qui ont bénéficié d’un congé maternité ou d’un congé paternité. Ca veut dire qu’il faut d’abord être allé au bout de son congé maternité/paternité pour pouvoir bénéficier du congé supplémentaire de naissance.
Ce dispositif concerne les parents dont bébé est né à compter du 1er janvier 2026 ou en décembre 2025 bien si bébé est arrivé un peu en avance mais que son terme était en 2026.
Même chose si vous avez adopté un bébé et qu’il est arrivé chez vous à partir du 1er janvier 2026.
Est-ce que tous les parents peuvent en bénéficier ?
Réponse directe :
Non, il faut que les parents travaillent ou aient travaillé pour bénéficier de ce droit. Un parent totalement inactif et sans aucun historique de travail récent ne peut pas y prétendre.
En revanche, un parent sans emploi peut bénéficier du congé supplémentaire de naissance s’il est inscrit comme demandeur d’emploi auprès de France Travail et qu’il remplit les conditions d’activité de la Sécurité sociale (avoir travaillé au moins 150 heures ou cotisé sur un salaire suffisant lors des mois précédents).
Le congé supplémentaire de naissance concerne-t-il aussi les indépendants ?
Contrairement à ce que beaucoup imaginent, oui ! Ce congé ne concerne pas uniquement les salariés.
Il est également ouvert, sous certaines conditions, aux :
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- travailleurs indépendants ;
- non-salariés agricoles ;
- certains agents de la fonction publique ;
- travailleurs en situation de handicap accueillis en ESAT.
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Si vous êtes indépendant, ne passez pas à côté de cette information. Ce nouveau congé peut aussi vous permettre de suspendre temporairement votre activité tout en percevant des indemnités de la Sécurité sociale.
Le congé s’applique-t-il aux CDD, intérimaires, stagiaires ?
Les salariés en CDD ou en intérim peuvent en bénéficier dès lors qu’ils remplissent les mêmes conditions (être allé au bout de leur congé maternité ou paternité). Les stagiaires, en revanche, n’y ont pas droit puisqu’ils ne sont pas salariés au sens du droit du travail.
Durée et délais : combien de temps et jusqu’à quand ?
Combien de temps dure le congé supplémentaire de naissance ?
Réponse directe :
La durée totale est de 2 mois.
Vous avez le droit de le prendre en totalité ou de prendre un mois, c’est vous qui choisissez ! Vous pouvez le prendre dans la continuité de votre congé maternité ou quelques mois après votre reprise du travail, dans la limite des 9 mois après la naissance.
Vous pouvez également prendre les 2 mois d’un coup ou bien les fractionner : exemple un mois dans la continuité de votre congé maternité et un 2e mois quelques temps après votre reprise du travail.
Autre info, ce droit est propre à chaque parent, ça veut dire que si votre conjoint et vous voulez le prendre en même temps, c’est possible !
Pendant combien de temps puis-je prendre ce congé supplémentaire ?
Le congé supplémentaire de naissance doit être pris dans les 9 mois suivant la naissance de bébé ou son arrivée à la maison en cas d’adoption.
Cependant, plusieurs situations permettent de prolonger ce délai :
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- naissance multiple ;
- arrêt pathologique ;
- hospitalisation de bébé ;
- arrivée d’un 3e enfant ou plus ;
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Comme la loi a été promulguée en décembre 2025 mais que le décret d’application est entré en vigueur en juin 2026, si votre bébé est né entre décembre 2025 (avec terme prévu en 2026) et le 30 juin 2026, le délai de neuf mois a commencé le 1er juillet 2026.
Autrement dit, vous disposez de davantage de souplesse pour organiser votre congé !
Pour un parent solo, peut-on cumuler les deux mois ?
Non, il s’agit d’un droit non transférable ni cumulable entre les deux parents pour un même enfant. Concrètement, un parent solo bénéficie donc de ses 2 mois à lui, pas des 4 mois potentiels du foyer.
Montant et nature de l’indemnité
Combien et comment ce congé est-il rémunéré ?
Comme pour le congé maternité et paternité, lors du congé supplémentaire de naissance vous recevez des indemnités journalières versées par la Sécurité sociale (sauf si votre entreprise a choisi de se subroger). Les indemnités s’élèvent à 70 % de votre salaire net le premier mois et 60 % de votre salaire net le 2e mois, dans la limite du plafond mensuel de la Sécurité sociale (4 005 € par mois en 2026).
Peut-on cumuler ces indemnités avec d’autres ?
Attention, dernier détail mais pas des moindres, les indemnités du congé supplémentaire de naissance ne peuvent pas se cumuler avec certaines autres indemnités, notamment celles liées à un arrêt maladie ou la prestation partagée d’éducation de l’enfant (PrePare) à taux plein.
Ca veut dire que si vous êtes déjà en congé parental à temps complet pour votre aîné, vous ne pouvez pas prendre en même temps ce congé.
Le congé supplémentaire de naissance est-il soumis à l’impôt sur le revenu ?
Oui les indemnités journalières sont soumises à l’impôt sur le revenu comme celle du congé maternité ou du congé paternité.
Modalité auprès de votre employeur
Comment prévenir votre employeur ?
Comme pour de nombreux congés liés à la parentalité, vous devez respecter un délai d’un mois avant le début prévisionnel de votre congé pour prévenir votre employeur, c’est la même chose que si vous souhaitez prendre un congé parental. Ce délai est réduit à 15 jours si vous souhaitez enchaîner directement après votre congé maternité. J’en profite pour dire d’ailleurs que le congé supplémentaire de naissance ne se substitue pas au congé parental, il est tout à fait possible de prendre un congé parental à la suite du congé supplémentaire de naissance. C’est la même chose pour le coparent.
Mieux vaut donc anticiper votre organisation afin que tout se déroule sereinement.
Est-ce automatique ou devez-vous en faire la demande vous-même ?
Réponse directe :
Attention, non ce n’est pas automatique !
Votre employeur n’est pas tenu de vous le proposer spontanément, c’est à vous de faire la démarche en respectant le délai de prévenance. Autant dire que si vous ne demandez rien, vous risquez tout simplement de passer à côté.
Comment fait-on concrètement la demande ?
Rien de sorcier : vous n’avez pas besoin d’un formulaire spécifique. Un simple courrier ou un mail à votre employeur suffit, dans lequel vous précisez vos dates de congé.
Petit conseil quand même : gardez une trace écrite (mail avec accusé de réception ou lettre remise en main propre contre décharge), ça vous évite tout litige sur le respect du délai de prévenance.
Est-ce qu’on continue de cumuler des congés payés pendant le congé supplémentaire de naissance ?
Eh non. En l’état actuel des textes, il ne permet pas de cumuler des congés payés.
Pourquoi ? Parce que même s’il est bien assimilé à du temps de travail effectif, cela concerne uniquement certains droits, notamment ceux liés à l’ancienneté.
Concrètement, cette période ne génère donc pas de nouveaux jours de congés payés, sauf si votre convention collective ou un accord d’entreprise prévoit des dispositions plus favorables.
Vos droits et votre protection pendant le congé
Suis-je protégée contre le licenciement pendant ce congé ?
Pendant le congé supplémentaire de naissance, vous bénéficiez d’une protection contre le licenciement. Cette protection n’est toutefois pas absolue.
Deux exceptions demeurent possibles :
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- une faute grave ;
- une impossibilité de maintenir le contrat de travail pour un motif étranger à la prise du congé.
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En dehors de ces situations particulières, votre employeur ne peut pas vous licencier pendant votre congé supplémentaire de naissance.
Pourquoi est-ce important ? Parce qu’un licenciement prononcé sans respecter cette protection pourrait être contesté devant le juge, avec des conséquences importantes pour l’employeur.
Cette nouvelle protection vient compléter celles qui existent déjà autour de la grossesse, du congé maternité, du congé paternité et de l’adoption.
Le droit est-il maintenu si je change d’entreprise dans les 9 mois qui suivent la naissance de mon bébé ?
Le congé supplémentaire de naissance est un droit. L’employeur ne peut donc ni le refuser ni exiger son report si vous remplissez toutes les conditions requises. Et ce droit se maintient même si vous changez de travail. Imaginons que vous preniez un mois pendant que vous travaillez dans l’entreprise x, vous avez le droit de prendre votre 2e mois dans votre nouvelle entreprise, en respectant bien sûr la période de 9 mois après la naissance de bébé. La seule chose, c’est que vous êtes tenue d’informer la nouvelle entreprise des dates auxquelles vous souhaitez prendre la fraction restante.

Comment utiliser ce temps supplémentaire ?
Une véritable période de transition
Ce nouveau congé est génial car il peut devenir une véritable période de transition pour :
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- trouver un nouvel équilibre familial ;
- prendre vos marques avec votre bébé ;
- répartir plus sereinement les responsabilités parentales ;
- construire une organisation sereine et durable après votre reprise.
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C’était souvent cette phase qui manquait à la fin du congé maternité, surtout si vous n’avez pas la chance d’être dans une entreprise ou un secteur avec une convention collective qui propose un prolongement du congé maternité.
On enchaînait la naissance, la mise en place de l’allaitement, le post-partum, les nuits hachées, l’adaptation chez l’assistante maternelle ou à la crèche et c’était déjà le jour de la reprise…
Et voilà comment quelques semaines/mois plus tard, on se retrouvait avec une fatigue persistante, une charge mentale qui explose et le sentiment de courir après le temps dès les premières semaines !
La reprise du travail se prépare bien avant le premier jour
On imagine souvent que la reprise du travail se joue le jour où l’on remet les pieds au bureau.
En réalité, elle se construit plusieurs semaines avant.
C’est le bon moment pour réfléchir à des questions très concrètes :
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- Comment allez-vous répartir les tâches à la maison ?
- Qui gérera les imprévus ?
- Quelles sont les vraies priorités… et ce qui peut attendre ?
- Comment préserver un minimum de temps pour souffler ?
- Quelles habitudes souhaitez-vous mettre en place en famille ?
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Si vous voulez en savoir plus sur comment préparer au mieux votre reprise, je vous invite à lire mon article : « Reprise du travail après un congé maternité : 10 conseils pour reprendre en douceur »
À retenir :
En conclusion :
Le congé supplémentaire de naissance constitue une avancée importante pour de nombreux parents.
Au-delà des aspects réglementaires, il représente surtout une occasion précieuse de prendre le temps de construire un nouvel équilibre familial avant la reprise du travail.
Car la meilleure façon de prévenir la surcharge mentale n’est pas d’apprendre à faire toujours plus mais de mettre en place une organisation réaliste, durable et adaptée à votre vie de famille.
Et maintenant, concrètement ?
Si cette période de transition vous semble être le bon moment pour repenser votre organisation familiale sur le long terme, prenons le temps d’en discuter. C’est exactement ce que nous pouvons mettre en place ensemble.
Réservez votre séance de découverte de 1h offerte pour transformer vos intentions en changements qui tiennent dans la durée.
Céline
Coach professionnelle certifiée et Home organiser
J’accompagne les parents débordés à respirer. Mon approche combine le coaching et l’organisation de la maison pour t’aider à harmoniser ta vie pro, ta vie de famille et (enfin !) avoir du temps pour toi.
L’objectif ? Que ton organisation soit fluide !
Besoin d’aide pour simplifier ton quotidien ?
